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Boulot, avenir

Dimanche 2 septembre 2007
  SoldatPlomb.jpg

  Bonsoir à tous. Finis le temps de la merguez. Finis l'oisiveté nonchalante. 
Je viens de passer un été foireux à bosser dans un station service. Durant ces longues journées que je commençais très tôt, j'ai pu cogiter. Je me rends compte dans quelle merde je suis. Je repose sur mes acquis depuis trop longtemps il est temps de prendre le taureau par les cornes. Au bout d'un moment il  devient clair que la vie est une guerre qu'il faut gagner au risque de déserter dans les méandres de l'illusion. Dans cette vie, personne ne peux mieux mener la barque que nous même, alors saisissons nous de la rame et en route pour la galère. Ah ça non, je suis pas trop aider par mon entourage, en y pensant vraiment je suis saisi par la facillité latente de la vie bourgeoise. C'est trop simple, adolescent on fait le rebelle, on dit que notre père est un connard, mais plus tard on est bien content qu'il nous aide pour les mois difficiles. Je chie sur tous ces enculés de donneur de leçon, qui n'entrevoie pas une once de la réallité. Si on veux vraiment se debrouiller, on se rend compte que c'est pas de tout repos. Mais bon c'est le prix de la liberté. Et c'est aussi le bonheur de se dire qu'on maitrise la réallité. On a un pouvoir et un devoir sur le deroullement de notre vie. Et ça fait du bien de se dire que cette situation est assumée.

  Alors tous ces pseudos artistes qui se donnent des airs de gourous illuminés, je leur pisse à la raie, car quand on fouille un peu on trouve des trucs pas très reluisants. Des trucs qui décrédibilisent une réputation. Et le truc qui me pertube le plus c'est ceux qui nous casse les noisettes avec Sarko. Ces putains de versaillais qui ont voté à 70 pour cent pour lui. Pendant les elections c'était hallucinant, toutes les affiches du ps étaient arrachées dans les rues de versailles alors que dans le 20ème il ne restait pas une affiche  de sarko. Je comprends pas ces gens. Et ça me fait souffrir car je ne partage rien avec eux. Pourquoi on pourrait jamais echanger. Pourquoi une barrière se dresse entre nous. Pourquoi ? Je m'en suis posé des questions. Et j'ai trouvé quelques pistes. Déjà on interrogeant quelques personnes je me suis rendu compte que le vote est souvent une affaire de famille. Si on est pas dans une phase de rebellion attardée avec la figure paternelle, on a de grandes chances de voter comme ses parents. Pourquoi,  je sais pas, c'est peut-être une valeur commune à une famille, un truc qui ressert le lien familliale. On se sent  peut-être plus solidaire si on a la même vision du monde.

Par looser
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Dimanche 9 septembre 2007
fissure-2.jpg Je me pose quelques questions. Etre poser dans sa tête ça peut sembler un truc de vieux, en réallité c'est simplement un signe de sagesse et de lucidité. Cela changera rien au fait qu'on soit sûr de rien.  En  tout cas  je veux me faire ma place dans cette vie.  Creuser  mon trou  dans ce putain de mur.  Il est parsemé de multitudes  de fissures par lesquelles on doit pourvoir s'insérer. D'autres sont déjà bien installés dans des cavités profondes, et y'en a aussi qui galère à la surface, se faufilant tel des lézards dans les petits interstices. Y'en a aussi qui creuse, moi je crois que je creuse et je vais en avoir pour un bon moment.
Par looser
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Dimanche 16 septembre 2007
 Des chemins se profilent à l'horizon,  quelques plans  taff  dans  la zic  qui sont  bien interessant.  En  bref,  j'ai  le  moyen  de  faire mes preuves.  Faut  que je me donne.
Par looser
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Dimanche 9 mars 2008

  Je me prends des claques. La vie cet hiver est un peu rude. Je viens de passer les mois les plus sombres de mon existence :  plus de thunes, plus de copine et plus de boulot. J'étais comme sur un nuage et j'ai rien vu venir. Je suis passé du tout au rien. Je me souviens de ce jour où je dînais avec mon père. Ce soir là il était bien plus  loquace que d'habitude. Il me dit du ton le plus neutre en me regardant bien droit dans les yeux : " profite bien tant que ça dure ". Le salop il savait très bien comment  allait se finir toute cette histoire. Mais il y avait quand même une certaine sagesse dans ces quelques mots dont je me souviendrais toute ma vie. Peut-être qu'il avait lui même vécu la même situation. Depuis ce jour là mon regard sur mon père a changé, parceque l'on partage quelquechose.

  Alors, je me suis retrouvé  dans le caniveau, au plus bas de l'echelle social. Plus envie de rien, fatigué de tout. Les souvenirs tournoyaient dans mon esprit comme des âmes en peine. Je prenais du plaisir à les faire revivre l'espace d'un instant. Mais une fois l'image rejouée, je sentais comme une déchirure dans mon coeur.
 Je n'ai jamais ressenti autant de regret.  Et mon esprit se lançait dans des hypothèses, si j'avais fait ceci, si il s'était passé cela. Cela aurait sans doute été different mais l'issu aurait été la même. Enfin voilà, je retrouve peu à peu ma lucidité. Il m'en aura fallu du temps. Je dois bientôt la revoir, et je me sens tout simplement comme le big boss des gros cons. Affaire à suivre...

Par looser
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Mardi 6 mai 2008
  Il fait beau. Les filles se dénudent. On peut prendre du temps pour se détendre. En rentrant du taff je me suis posé dans un parc avec un bouquin, quel pied !

  Je me suis toujours demandé si j'avais fait les bons choix, a tel point que je suis devenu frileux. Certains ne se posent même pas la question. En fait, j'avais peur de devenir marginal, mais je le suis déjà. Aujourd'hui donc, je croise un pote que je n'ai pas vu depuis un baille. Aux dernières nouvelles, il partait en sucette, buvait trop et déprimait. Ce soir à ma grande surprise il avait la grosse pêche et tout coulait pour lui. Ce type n'a jamais fait un seul compromis, il est comme il est, il pu des pieds, se fringue comme un berger et arbore une tignasse à faire palir n'importe quel coiffeur. Mais ce soir, ça m'a mis une grosse claque. Il est comme il est, et finallement ça lui réussi. Combien de fois dans des relations, je me suis senti gêné car je percevais comme une volonté chez l'autre de modeler son alter ego. En fait cela m'a juste fait plaisir de le voir en forme et heureux. Je me suis dis y'a de l'espoir.
Par loser
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