La route dure depuis un certain temps. Le coeur chargé de mélancolie, je traverse les années vers un oasis imaginaire. Parfois une petite pause de bonheur, mais la plupart du temps c'est
dur. Comme si ma vie était figée, je vois les années passer. Elle sont toutes uniques mais semblent poutant si semblables, parceque dans la tête c'est immobile. Au travail, j'observe les gens
autour de moi, ils se sont arrêtés, il y a bien longtemps, de chercher un ailleurs, d'entreprendre leur quête, si bien que dans leur corps d'adulte il règne un esprit puéril. Alors on joue au chat
et à la souris. Tout devient une corvée, les habitudes sont plus importantes que le reste, comme un sillon dans du béton armé.
Par loser
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Il fait beau. Les filles se dénudent. On peut prendre du temps pour se détendre. En rentrant du taff je me suis posé dans un parc avec un bouquin, quel pied !
Je me suis toujours demandé si j'avais fait les bons choix, a tel point que je suis devenu frileux. Certains ne se posent même pas la question. En fait, j'avais peur de devenir marginal,
mais je le suis déjà. Aujourd'hui donc, je croise un pote que je n'ai pas vu depuis un baille. Aux dernières nouvelles, il partait en sucette, buvait trop et déprimait. Ce soir à ma grande surprise
il avait la grosse pêche et tout coulait pour lui. Ce type n'a jamais fait un seul compromis, il est comme il est, il pu des pieds, se fringue comme un berger et arbore une tignasse à faire palir
n'importe quel coiffeur. Mais ce soir, ça m'a mis une grosse claque. Il est comme il est, et finallement ça lui réussi. Combien de fois dans des relations, je me suis senti gêné car je percevais
comme une volonté chez l'autre de modeler son alter ego. En fait cela m'a juste fait plaisir de le voir en forme et heureux. Je me suis dis y'a de l'espoir.
Par loser
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Je déambule dans le métro. Je suis des lignes imaginaires. Mon regard ne se perd plus. Dans la glace mes yeux sont calmes, petillants et prêt à observer. Comme une créature en mue, je suis en
transformation. J'accepte enfin mes aspirations. Je ne renie plus mes origines. J'ai compris que rester centré était la chose essentielle. Dimanche aprés midi dans les parcs publics, mes
fréquentations s'ennivre d'alcool et de nature. Leur facies rouges écarlates les trahis. Ce ne sont plus mes amis, à part certains qui sont toujours là, après tant d'années. J'ai l'impression que
la génération des 25 ans est un peu desenchantée. Plus d'idéaux, ou de grands projets. On est juste là pour bosser et s'amuser. Alors je m'assois dans l'herbe et finis ma bière. Elle est
amère et se réchauffe au soleil.
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Je me souviens étant petit, je prenais des cours de piano. Le prof me faisait un peu fliper mais dans l'ensemble cela m'encourageait à avancer. C'était très dur pour moi, j'adorais le piano mais
n'avais aucun talent particulier. Alors je galérais. Je me suis souvent retrouver dans des situations un peu difficiles. Des trucs qui te font douter de l'utilité de ta vie sur terre. Quand tu te
retrouves à ne plus être en harmonie avec toi même et tes semblables qui ne sont plus vraiment tes semblables d'ailleurs. Alors de fil en aiguille on se pose des questions. Et on avance.
Bon revenons à nos moutons, mon prof de piano était un sacré nerveux. Le genre de type qui rêvait d'une carrière de musicien et qui se retrouve à la quarantaine paumé dans un conservatoire
de banlieue. Il était nerveux mais pas frustré. Jamais il n'a manifesté la moindre amertume. Mais on sentait en lui un rêve brisé, lorsque outré par la faiblesse de mon niveau il laissait son
regard se perdre à la fenêtre. Lorsque je me lançais dans mes improvisations, il intervint et me parlait de JJ Rousseau. "tu as l'esprit d'escalier", me disait-t-il. Quand tu te rends chez
une fille, c'est quand tu te retrouves dans l'escalier que tu te dis que tu l'aurais bien embrassé. Et, il avait un peu raison le bougre. Ces derniers temps une sorte
d'ambivalence m'envahit. J'ai été tellement déçu que je me protège et en même temps j'aimerais bien tenté l'aventure. Mais quand les choses tardent trop, elles s'épuisent et meurent dans l'oubli.
Je veux pas finir comme ça, je veux que la vie m'envahisse de sa douceur et de sa cruauté. Je veux pas me dire à quanrante ans, putain pourquoi j'ai rien fait !
Par loser
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Je me prends des claques. La vie cet hiver est un peu rude. Je viens de passer les mois les plus sombres de mon existence : plus de thunes, plus de copine et plus de boulot.
J'étais comme sur un nuage et j'ai rien vu venir. Je suis passé du tout au rien. Je me souviens de ce jour où je dînais avec mon père. Ce soir là il était bien plus loquace que d'habitude.
Il me dit du ton le plus neutre en me regardant bien droit dans les yeux : " profite bien tant que ça dure ". Le salop il savait très bien comment allait se finir toute cette
histoire. Mais il y avait quand même une certaine sagesse dans ces quelques mots dont je me souviendrais toute ma vie. Peut-être qu'il avait lui même vécu la même situation. Depuis ce jour
là mon regard sur mon père a changé, parceque l'on partage quelquechose.
Alors, je me suis retrouvé dans le caniveau, au plus bas de l'echelle social. Plus envie de rien, fatigué de tout. Les souvenirs tournoyaient dans mon esprit comme des âmes en peine.
Je prenais du plaisir à les faire revivre l'espace d'un instant. Mais une fois l'image rejouée, je sentais comme une déchirure dans mon coeur.
Je n'ai jamais ressenti autant de regret. Et mon esprit se lançait dans des hypothèses, si j'avais fait ceci, si il s'était passé cela. Cela aurait sans doute été different mais
l'issu aurait été la même. Enfin voilà, je retrouve peu à peu ma lucidité. Il m'en aura fallu du temps. Je dois bientôt la revoir, et je me sens tout simplement comme le big boss des gros
cons. Affaire à suivre...
Par looser
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