salut à tous, je vais pas très bien, je veux m'en sortir, je veux y croire, ce blog témoignera de mon parcours.
J'annonce la fermeture de ce blog.
le looser n'est plus.
La technologie me fait peur ce soir. Pourquoi ce soir ? Parceque je suis stréssé et les choses anodines dans un état normal paraissent effrayante. La musique est un art que je connais un peu, un de mes loisirs est la programmation de musique sur ordinateur. Sans ordi ma musique n'existerait pas, peut-être seulement dans ma tête. C'est ces impressions que l'on reconnait que l'on tente de reprodruire. Ma démarche est simple et naîve. Je part de sons enregistré ou joué avec des oscillateurs, je les modifie et les module puis je me laisse aller. C'est une sorte d'exploration sonore. Il s'agit de partir d'un point et d'arriver à un autre. Parfois on peut passer des heures sans rien trouver car mentalement on est pas bien pour recevoir. Certains parlent de talent, c'est un bien grand mot je trouve. Je dirais plutôt que c'est une disposition à reconnaitre et souligner une émotion. C'est un travail dur et éprouvant quand on veut tout tout de suite, on peut même y laisser des plumes. Et oui comme la vue, le toucher le goût et l'odorat, l'ouie nous joue des tours. Au fil d'une session, la perception sonore évolue en fonction de la concentration, de la fatigue et tout simplement la lassitude d'écouter un son en boucle. Je part souvent sur des ambiances mélancolique car c'est le sentiment que je ressens le plus souvent. C'est un peu con mais c'est comme ça.
Aprés avoir ingurté la quantité de calories necessaires au bon fonctionement de son organisme.
Phil se rendait à l'utopia, un bar souterain. Il y retrouvait des connaissances pour partager quelques mots.
Ce soir là, Drick vînt à lui. Il portait un un pull marron et un jean noir. Il arborait toujours la même coupe de grand père, et ne faisait toujours pas l'effort de dégager un peu d'énergie en tendant sa main molle et moite à son ami.
Auparavant, Phil et Drick s'entendaient comme deux fréres. Ils avaient adopté une stratégie de vie similaire. Car ils avaient le même genre de temperament, calme et passif. Seulement c'est en passant plus de temps avec Drick que Phil se rendit compte du fossé qui les séparait. En fait ils ne se ressemblait qu'en apparence. Phil avait toujours eu un goût prononcé pour les rencontres et la compagnie. C'est son penchant depressif qui l'enfermait dans la solitude. Le problème de Drick était fondamentallement different. Il était mysanthrope. Il ne suportait que quelques personnes et encore... Stratégiquemeent Drick était une sorte de boulet. Il demeurait en fin de chaîne car son réseau de connaissance était quasiment inexistant. C'est une attitude passive dans l'entretien de ses relations qui l'isolait de plus en plus. Au bout d'un certain temps Phil changea car il comprit que l'être humain ne s'épanouit qu'en présence de ses semblables et surtout dans la nouveauté. Au début Il tenta d'entrainer Drick avec lui mais renonça devant le peu de motivation que lui montrait son ami. Ils ne firent alors plus route ensemble. En observant Drick, le nez dans son verre de martini blanc, Phil avait l'impression de se revoir dix ans plus tôt. Sa gorges se nouait en repensant à cette époque. Il vida son verre et se leva.
En sortant des toilettes, il tomba sur Mia. Elle se tenait face au juke-box. Elle portait un ensemble noir. Elle devait probablement choisir une musique pour danser. En se retournant son regard se fixa sur Phil. Elle vint à sa rencontre en éxécutant quelques pas de danse. Alors qu'elle lui tendit les mains pour l'inviter à danser, Phil se perdit dans son regard bleu et clair. Il parlait, mais son attention restait figée sur les yeux de mia. Il ne pouvait detaché son regard du sien. Bercé dans cette immensité, les secondes paraissaient des heures. C'était la première fois qu'il ressentait une émotion aussi intense et une larme coula de son oeil gauche pour venir se briser sur le carrelage noir. Puis d'un coup il revint à lui. Il déclina l'invitation pour rejoindre le bar. Mia ne se decourageait pas pour autant, le type d'à côté fit aussi bien l'affaire...
Le temps d'un café et Phil se deconnectait. En remuant sa cuillère, Il regardait le liquide se mouvoir dans le bol. Son reflet prenait des allures de dessin animé. Les quelques miettes de pain qui flottaient se lançaient dans l'execution d'un ballet et formaient une spirale. C'est alors que ses pensées se mirent à tourbilloner dans sa tête. Les blessures mal cicatrisées, les souvenirs douloureux, tous ces matériaux s'assemblèrent pour former une énorme boule de neige qui grossit en dévalant la pente. Un clignement d'oeil plus tard, il se retrouva enfermé dans cette sphère d'idées noires peuplée de monstres aux visages plus défigurés les uns que les autres. Des hurlments résonnaient. Dans ce bordel inommable, il parvint à choper l'un d'eux par le col. il le tint fermement pour l'approcher d'un rayon de lumière qui traversait la boule. Il découvrit alors, une tronche de bébé qui gémissait. La révélation vînt d'elle même. Ce qui est monstrueux demeure rongé par l'angoisse et la peur.