Présentation


salut à tous, je vais pas très bien, je veux m'en sortir, je veux y croire, ce blog témoignera de mon parcours.

Mercredi 4 avril 2007

J'annonce la fermeture de ce blog.

le looser n'est plus.

 

 

Par looser - Publié dans : looser-contemplatif
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Mercredi 4 avril 2007

  La technologie me fait peur ce soir. Pourquoi ce soir ? Parceque je suis stréssé et les choses anodines dans un état normal paraissent effrayante. La musique est un art que je connais un peu, un de mes loisirs est la programmation de musique sur ordinateur. Sans ordi ma musique n'existerait pas, peut-être seulement dans ma tête. C'est ces impressions que l'on reconnait que l'on tente de reprodruire. Ma démarche est simple et naîve. Je part de sons enregistré ou joué avec des oscillateurs, je les modifie et les module puis je me laisse aller. C'est une sorte d'exploration sonore. Il s'agit de partir d'un point et d'arriver à un autre. Parfois on peut passer des heures sans rien trouver car mentalement on est pas bien pour recevoir. Certains parlent de talent, c'est un bien grand mot je trouve. Je dirais plutôt que c'est une disposition à reconnaitre et souligner une émotion. C'est un travail dur et éprouvant quand on veut tout tout de suite, on peut même y laisser des plumes. Et oui comme la vue, le toucher le goût et l'odorat, l'ouie nous joue des tours. Au fil d'une session, la perception sonore évolue en fonction de la concentration, de la fatigue  et tout simplement la lassitude d'écouter un son en boucle. Je part souvent sur des ambiances mélancolique car c'est le sentiment que je ressens le plus souvent. C'est un peu con mais c'est comme ça.

 

Par looser - Publié dans : looser-contemplatif
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Mardi 27 mars 2007

  Aprés avoir ingurté la quantité de calories necessaires au bon fonctionement de son organisme.

 

Phil se rendait à l'utopia, un bar souterain. Il y retrouvait des connaissances pour partager quelques mots.

 

Ce soir là, Drick vînt à lui. Il portait un un pull marron et un jean noir. Il arborait toujours la même coupe de grand père, et ne faisait toujours pas l'effort de dégager un peu d'énergie en tendant sa main molle et moite à son ami.

 

 

 

  Auparavant, Phil et Drick s'entendaient comme deux fréres. Ils avaient adopté une stratégie de vie similaire. Car ils avaient le même genre de temperament, calme et passif. Seulement c'est en passant plus de temps avec Drick que Phil se rendit compte du fossé qui les séparait. En fait ils ne se ressemblait qu'en apparence. Phil avait toujours eu un goût prononcé pour les rencontres et la compagnie. C'est son penchant depressif qui l'enfermait dans  la solitude. Le problème de Drick était fondamentallement different. Il était mysanthrope. Il ne suportait que quelques personnes et encore... Stratégiquemeent Drick était une sorte de boulet. Il demeurait en fin de chaîne car son réseau de connaissance était quasiment inexistant. C'est une attitude passive dans l'entretien de ses relations qui l'isolait de plus en plus. Au bout d'un certain temps Phil changea car il comprit que l'être humain ne s'épanouit qu'en présence de ses semblables et surtout dans la nouveauté. Au début Il tenta d'entrainer Drick avec lui mais renonça devant le peu de motivation que lui montrait son ami. Ils ne firent alors plus route ensemble. En observant Drick, le nez dans son verre de martini blanc, Phil avait l'impression de se revoir dix ans plus tôt. Sa gorges se nouait en repensant à cette époque. Il vida son verre et se leva.

 

 

 

 

 

  En sortant des toilettes, il tomba sur Mia. Elle se tenait face au juke-box. Elle portait un ensemble noir. Elle devait probablement choisir une musique pour danser. En se retournant son regard se fixa sur Phil. Elle vint à sa rencontre en éxécutant quelques pas de danse. Alors qu'elle lui tendit les mains pour l'inviter à danser, Phil se perdit dans son regard bleu et clair. Il parlait, mais son attention restait figée sur les yeux de mia. Il ne pouvait detaché son regard du sien. Bercé dans cette immensité, les secondes paraissaient des heures. C'était la première fois qu'il ressentait une émotion aussi intense et une larme coula de son oeil gauche pour venir se briser sur le carrelage noir. Puis d'un coup il revint à lui. Il déclina l'invitation pour rejoindre le bar. Mia ne se decourageait pas pour autant, le type d'à côté fit aussi bien l'affaire...

 

 

 

  Le temps d'un café et Phil se deconnectait. En remuant sa cuillère, Il regardait le liquide se mouvoir dans le bol. Son reflet prenait des allures de dessin animé. Les quelques miettes de pain qui flottaient se lançaient dans l'execution d'un ballet et formaient une spirale. C'est alors que ses pensées se mirent à tourbilloner dans sa tête. Les blessures mal cicatrisées, les souvenirs douloureux, tous ces matériaux s'assemblèrent pour former une énorme boule de neige qui grossit en dévalant la pente. Un clignement d'oeil plus tard, il se retrouva enfermé dans cette sphère d'idées noires peuplée de monstres aux visages plus défigurés les uns que les autres. Des hurlments résonnaient. Dans ce bordel inommable, il parvint à choper l'un d'eux par le col. il le tint fermement pour l'approcher d'un rayon de lumière qui traversait la boule. Il découvrit alors, une tronche de bébé qui gémissait. La révélation vînt d'elle même. Ce qui est monstrueux demeure rongé par l'angoisse et la peur.

 

 

 

 

Par looser - Publié dans : Classe D, nouvelle de S.F.
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Vendredi 23 mars 2007
   Une ville parfaite fonctionne comme le mécanisme d'une montre. Chaque rouage a son importance. Et, à plus grande echelle, les villes, puis les états et enfin le monde forment une gigantesque montre. Voilà comment Phil appréhendait son univers à 18h37 et 28 secondes en écoutant une suite de Bach pour violoncelle.

   Son appart donnait sur une rue calme. Il habitait seul et sa possession materielle se limitait à l'essentiel : de quoi cuisiner, se laver, et un ordinateur de type personnel muni d'une interface de connection virtuelle. Grâce à cet équipement il pouvait rejoindre les lieux qui lui faisaient du bien.  Cet  derniers temps, Phil  éprouvait une grande sérenité à entrenir un cyber jardin. Il avait programmé un climat nordique pour avoir le plaisir de cultiver sous serre des espèces tropicales.  La lumière rasante de fin de journées produisait des paysages extraordinaires. Les rayons de soleil se refractaient dans la serre et de minis arc-en-ciel se formaient dans l'atmosphére humide de la cage de verre. Se retrouver dans cet espace imaginaire lui procurait un immense bien être. Les effluves de fleur et d'ecorce fraichement arosés le rassurait, comme si il se souvenait des époques passées. Alors il s'endormait détentu, au milieu de la végétation.
Par looser - Publié dans : Classe D, nouvelle de S.F.
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Jeudi 22 mars 2007
  Phil était acoudé à son bureau. Sa chaise basculée lui donnait l'air d'un lycéen assis au fond de la classe. Ce boulot il en avait marre. Il attendait de se faire virer. Vérifier des comptes, vérifier que l'ordinateur a bien fait son boulot, voilà à quoi il en était réduit au sein de cette entreprise.

  A l'heure du repas, le couloir était saturé de monde. L'objet de toute cette attention était Marcus. Il se faisait interné par les services de santé publique. Marcus était resté plus de 72 heures à son bureau. Il faisait une crise de surmenage aigüe. Son visage contracturé laissait apparaitre une veine d'un étrange vert bouteille. Il parvenait à peine à se déplacer tellement ses tissus musculaires étaient tendus. Dans ces moments là le cerveau est court-circuité, il maintient un influx électrique inutile : le résultat est une fatigue intense avec une sensation de vide intérieur des plus désagréable.

En assistant à ce triste spectacle, Phil se replongea dans ses états d'âme. Des Marcus il y en avait à la pelle, tous les mois on déplorait un cas similaire. L'organisation hierarchique était finement étudiée. On démontra que le stress était un facteur de productivité important. Le problème qui survint assez vite, est que le corps humain a ses limites et elles different énormément selon les individus. Deux classes de travailleurs se distinguèrent assez vite. Les forts et les faibles. Les dominants et les dominés. Ce constat lucide  lui mit la puce à l'oreille.  Au fil des siècles l'organisation  humaine  n'avait  fondamentallement  jamais  progressé.  Les vêtements changent d'apparence, mais un slip resterait toujours un slip. Le pouvoir change de main mais il est toujours exercé et subi.

 
Par looser - Publié dans : Classe D, nouvelle de S.F.
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